Lu, chez Paul Edel, ce message de PE lui-même :

 

     Trois jugements sur Balzac :

« Balzac est en train de finir comme il a commencé, par cent volumes que personne ne lira. On n’aura vu que son milieu, comme le dos de certains gros poissons en mer. Balzac, jusque dans ses meilleurs romans, a toujours gardé quelque chose de la bassesse et, pour ainsi dire, de la crapule de ses débuts. » Sainte-Beuve, Portraits littéraires 1844.

« Si je m’interroge plus précisément sur mon gout véritable, je constate que je reprends et relis sans m’en lasser « Beatrix » et »les chouans »
Quelquefois »Le lys dans la vallée » ou »Séraphita ».les autres livres de Balzac, s’il m’arrive de les rouvrir, ne donnent lieu souvent qu’à une ratification d’estime un peu distraite.. » Julien Gracq « en lisant, en écrivant »

« Je déteste Balzac. l’œuvre et l’homme.(..) Un sage mais quel balourd ! Un artiste, mais le plus mauvais gout de la plus insipide des époques. Ventripotent, coureur, don juan, séducteur visqueux. Homme éminent, mais d’une vulgarité de petit bourgeois, d’une insolence de parvenu ! »
W. Gombrowicz .Journal

Rédigé par : Paul Edel | le 25 juin 2011 à 10:35