11 juillet 2011

Alfred Cortot et Debussy

Extrait d’un article de Debussy publié dans le Gil Blas du 6 Avril 1903   « Je n’ai pas de chance !... Pour une fois où j’aurais eu plaisir à vous parler de Wagner, la Société des Grandes Auditions de France ne m’a pas admis à l’honneur d’entendre l’exécution de Parsifal  qu’elle vient de donner au Nouveau-Théâtre par les soins de M. Alfred Cortot. M. Cortot est le chef d’orchestre français qui a le mieux profité de la pantomime habituelle aux chefs d’orchestre allemands… Il a la mèche de Nikisch(celui-ci est... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 14:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 juin 2011

Une opinion de M. Croche

N’est-ce pas aujourd’hui la fête de la Musique ?   Alors, pourquoi pas cet extrait d’un article de Debussy publié le 15 Novembre 1901 dans la Revue Blanche ?   M. Croche et Debussy dialoguent.   « J’étais chez Lamoureux le dimanche où l’on a sifflé votre musique. Il vous faut remercier les gens d’avoir été assez passionnés pour assumer la fatigue de souffler dans des clefs généralement inaptes à devenir des instruments de combat, celles-ci se considérant avec justesse comme des instruments... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 14:35 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
31 mai 2011

Quand Monsieur Croche parlait de la Joconde

Dans la revue S.I.M. du 1er Février 1914, paraissait un article de Debussy—ou de Monsieur Croche—qui débutait ainsi :   « La profession de chef-d’œuvre n’est pas toujours enviable. On l’a pu constater dans la regrettable équipée* de « La Joconde » que des siècles de célébrité n’ont pas défendue d’une curiosité par trop intéressée. Si, la revoyant, les écrivains d’art veulent bien admettre qu’elle ne sourit décidément pas ; qu’il n’y a autour de sa bouche qu’une sorte de moue voluptueuse,--en quelque... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 17:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
25 mai 2011

Encore l'Ecrivain et son ombre

Poursuivant la lecture de L’Ecrivain et son ombre, on trouvera, quelques pages plus loin :   « A travers leur histoire, les hommes ont aimé tour à tour les œuvres qui leur parlent de Dieu et celles qui suggèrent leur maitrise du monde ;  celles qui évoquent les présences sacrées qui dominent leur vie, qu’elles en soient l’imploration ou l’exorcisme, et celles qui célèbrent le sacre de l’homme seul ;  les œuvres qui s’accordent au langage de la connaissance et celles qui rejoignent le rêve dans ses... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 11:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
23 mai 2011

Gaëtan Picon disait

Dans L’Ecrivain et son Ombre de Gaëtan Picon, on peut lire :   « Les œuvres qui figurent dans notre mémoire sont toutes les survivantes d’une rivalité : les rescapées d’un grand naufrage.   Mais qui choisit les survivants ? L’autorité, à qui appartient-elle ? Ce témoin dont l’œuvre attend la confirmation de son existence, et auquel tente de s’identifier l’artiste quand il se détache de son œuvre pour la juger, n’est nullement un témoin concrètement défini, le public d’une situation historique et... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 11:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
02 mai 2011

Dickens vu par Théophile Gautier

Dans un article paru dans Le Moniteur universel du 23 Avril 1866, Théophile Gautier parle de Dickens. Il oppose le « génie saxon au génie latin », aux auteurs « toujours préoccupés du plan, de la ligne, de la symétrie, de l’ordonnance et autres qualités régulières ».   « Les romans de Charles Dickens ressemblent à ces vieilles résidences anglaises dans le style usité sous la reine Elizabeth. Aucun plan ne parait avoir présidé à la construction de ces bizarres édifices dont les diverses parties... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 12:18 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
30 avril 2011

Traduction selon Théophile Gautier

Dans un article de Théophile Gautier paru dans Le Moniteur universel du 1er Avril 1854 sur une récente traduction de La Divine Comédie, je relève ceci :   « Autrefois les traducteurs français ne se piquaient guère d’exactitude ; ils supprimaient de leurs auteurs tout ce qui avait un parfum exotique, ils remplaçaient par d’autres les idées ou les images qui leur semblaient étranges, et ne le servaient au public qu’accommodé au goût du jour. Le sens général seul était à peu près conservé ; mais les saveurs de... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 14:44 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
28 février 2011

Romain Gary : picaresque

Au début des années 60, dans Pour Sganarelle /  Recherche d’un personnage et d’un roman, Romain Gary écrivait :   Notons enfin un autre facteur qui détermine le retrait devant le roman : le raffinement mallarméen des sensibilités ultra-littéraires ne supporte guère la chair, les testicules, le sang, la grossièreté, la vulgarité picaresque de la vie. Disposons maintenant rapidement, avant de tenter enfin l’œuvre, de quelques-unes des méditations à la mode sur « l’impossibilité » du roman de notre... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 13:54 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , ,