21 juin 2011

Une opinion de M. Croche

N’est-ce pas aujourd’hui la fête de la Musique ?   Alors, pourquoi pas cet extrait d’un article de Debussy publié le 15 Novembre 1901 dans la Revue Blanche ?   M. Croche et Debussy dialoguent.   « J’étais chez Lamoureux le dimanche où l’on a sifflé votre musique. Il vous faut remercier les gens d’avoir été assez passionnés pour assumer la fatigue de souffler dans des clefs généralement inaptes à devenir des instruments de combat, celles-ci se considérant avec justesse comme des instruments... [Lire la suite]
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23 mai 2011

Gaëtan Picon disait

Dans L’Ecrivain et son Ombre de Gaëtan Picon, on peut lire :   « Les œuvres qui figurent dans notre mémoire sont toutes les survivantes d’une rivalité : les rescapées d’un grand naufrage.   Mais qui choisit les survivants ? L’autorité, à qui appartient-elle ? Ce témoin dont l’œuvre attend la confirmation de son existence, et auquel tente de s’identifier l’artiste quand il se détache de son œuvre pour la juger, n’est nullement un témoin concrètement défini, le public d’une situation historique et... [Lire la suite]
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19 mai 2011

Belle-mère

Le 12 Mars 1889, Jules Renard écrivit ce texte sur l’attitude de sa mère avec sa femme Marinette :   --Oui, maman. --D’abord, je ne suis pas votre mère, et je n’ai pas besoin de vos compliments. Tantôt elle oubliait de mettre son couvert, tantôt elle lui donnait une fourchette sale, ou bien, encore, en essuyant la table, elle laissait des miettes devant sa bru. Au besoin, elle y amassait en tas celles des autres. Toutes les petites vexations lui étaient bonnes. On entendait : « Depuis que cette étrangère... [Lire la suite]
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22 avril 2011

...et le fou écrit un livre

« L’homme est un balancier qui frappe une monnaie à son coin. La quadruple porte l’empreinte de l’empereur, la médaille du pape, le jeton du fou. Je marque mon jeton à ce jeu de la vie où nous perdons coup sur coup et où le diable, pour en finir, siffle joueurs, dés et tapis vert. L’empereur dicte des ordres à ses capitaines, le pape adresse des bulles à la chrétienté, et le fou écrit un livre. »   Ce sont les premières lignes de la dédicace  A M. Charles Nodier  de Gaspard de la Nuit de Aloysius... [Lire la suite]
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10 juillet 2010

La vida de Lazarillo de Tormes

Ainsi débute le prologue de  La Vie de Lazarillo de Tormes (édition Flammarion ; traduction Bernard Sesé) Je trouve bon, pour ma part, que des choses si remarquables, et peut-être même jamais vues ni entendues, soient connues de beaucoup de gens et ne demeurent pas ensevelies dans le tombeau de l’oubli, car il se pourrait bien que quelque lecteur y trouve quelque chose à son goût, et que ceux-là même qui n’iraient point aussi profond, y prennent plaisir. A ce propos Pline dit « qu’il n’y a pas de livre, aussi mauvais soit-il,... [Lire la suite]
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08 juin 2010

Pour qui écrit-on?

Dans La Machine Littérature, Italo Calvino écrit ce qui suit : Pour qui écrit-on un roman ? Pour qui écrit-on un poème ? Pour des gens qui ont lu certains autres romans, certains autres poèmes. On écrit un livre pour qu’il puisse être placé à côté d’autres livres, pour qu’il entre sur une étagère hypothétique et, en y entrant, la modifie en quelque manière, chasse de leur place d’autres volumes ou les fasse rétrograder au second rang, provoque l’avancement au premier rang de certains autres.
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