11 juillet 2011

Alfred Cortot et Debussy

Extrait d’un article de Debussy publié dans le Gil Blas du 6 Avril 1903   « Je n’ai pas de chance !... Pour une fois où j’aurais eu plaisir à vous parler de Wagner, la Société des Grandes Auditions de France ne m’a pas admis à l’honneur d’entendre l’exécution de Parsifal  qu’elle vient de donner au Nouveau-Théâtre par les soins de M. Alfred Cortot. M. Cortot est le chef d’orchestre français qui a le mieux profité de la pantomime habituelle aux chefs d’orchestre allemands… Il a la mèche de Nikisch(celui-ci est... [Lire la suite]
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02 mai 2011

Dickens vu par Théophile Gautier

Dans un article paru dans Le Moniteur universel du 23 Avril 1866, Théophile Gautier parle de Dickens. Il oppose le « génie saxon au génie latin », aux auteurs « toujours préoccupés du plan, de la ligne, de la symétrie, de l’ordonnance et autres qualités régulières ».   « Les romans de Charles Dickens ressemblent à ces vieilles résidences anglaises dans le style usité sous la reine Elizabeth. Aucun plan ne parait avoir présidé à la construction de ces bizarres édifices dont les diverses parties... [Lire la suite]
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07 avril 2011

Jules Renard : Littérature fantastique

Le 25 Février 1894, Jules Renard notait dans son journal :   « Il faudrait distinguer le fantastique précis, analytique, géométrique, justifié de Poe, du fantastique de ceux qui imitent en lui ce qu’il y a de moins bon, de cette terreur qui consiste(Lorrain) à voir des pieds nus sous les portes, des rideaux écartés par une main, et des mains de femme fraichement coupées sur le marchepied d’un wagon, et à voir(Schowb) des gens dans un brouillard de Londres, qui collent aux passants un masque de poix, et les étouffent... [Lire la suite]
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01 avril 2011

Poil de Carotte : le personnage

Dans son Journal, le 16 Juillet 1899, Jules Renard transcrit un dialogue qu’il aurait eu avec un certain Louis Paillard. On y trouve ceci :   --Poil de Carotte dit à chaque instant des choses audacieuses. On éprouve une gêne, non à cause des audaces, mais parce qu’il nous renseigne mal sur lui-même. On ne sait trop l’âge qu’il a. --Parce qu’il est fait de moments. Ce n’est pas un être qui se compose : c’est un être qui existe. J’aurais pu l’arranger, le tailler : je ne l’ai pas voulu. C’est un travail que vous faites... [Lire la suite]
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02 février 2011

Pour changer un peu ...

Pour changer un peu et pour complaire à violette etc, voici un lien avec des boeufs.
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30 janvier 2011

"Le talent est une question de quantité" Jules Renard

Dans le Journal de Jules Renard, cet extrait de 1887, sans autre précision de date : « Le talent est une question de quantité. Le talent, ce n’est pas d’écrire une page : c’est d’en écrire 300. Il n’est pas de roman qu’une intelligence ordinaire ne puisse concevoir, pas de phrase si belle qu’elle soit qu’un débutant ne puisse construire. Reste la plume à soulever, l’action de régler sn papier, de patiemment l’emplir. Les forts n’hésitent pas. Ils s’attablent, ils sueront. Ils iront au bout. Ils épuiseront l’encre, ils useront le... [Lire la suite]
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26 janvier 2011

Romancier et personnages selon Gide

Dans Le Journal des Faux-Monnayeurs, à la date du 27 Mai 1924, Gide notait : « Le mauvais romancier construit ses personnages ; il les dirige et les fait parler. Le vrai romancier les écoute et les regarde agir ; il les entend parler dès avant que de les connaitre, et c’est d’après ce qu’il leur entend dire qu’il comprend peu à peu qui ils sont. J’ai ajouté : les regarder agir—cat, pour moi, c’est plutôt le langage que le geste qui renseigne, et je crois que je perdrais moins, perdant la vue, que perdant l’ouïe. »
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13 juillet 2010

Don Quijote

Don Quichotte dans l’édition Bordas, traduction de Louis Viardot débute ainsi : Dans une bourgade de la Manche dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n’y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier,  rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de bœuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau outre l’ordinaire, consumaient les trois-quarts de son... [Lire la suite]
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28 juin 2010

L'ère du soupçon

Dans les années 50—L’ère du soupçon fut édité en 1956--, Nathalie Sarraute écrivait : Les critiques ont beau préférer, en bons pédagogues, faire semblant de ne rien remarquer, et par contre ne jamais manquer une occasion de proclamer sur le ton qui sied aux vérités premières que le roman, que je sache, est et restera toujours, avant tout, « une histoire où l’on voit agir et vivre des personnages », qu’un romancier n’est digne de ce nom que s’il est capable de « croire » à ses personnages, ce qui lui permet de les rendre... [Lire la suite]
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