01 juillet 2011

Une effervescence fermée

Chez Paul Edel aujourd’hui, je trouve ce commentaire de PE lui-même :             « je lève les yeux, le jardin est silencieux au soleil, d’un silence écrasant qui fait ressortir le ciel très bleu, les volets de bois gris, les marronniers, les rosiers, le lierre. Je regarde l’entassement massif de livres bourrés d’une effervescence fermée, qui peut s’ouvrir et se déployer d’un seul geste. Quoi de plus vivant et bouleversant qu’un livre? Son cœur bat.il s’écoute. Il pénètre les... [Lire la suite]
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27 juin 2011

Quelques opinions sur Balzac

Lu, chez Paul Edel, ce message de PE lui-même :        Trois jugements sur Balzac : « Balzac est en train de finir comme il a commencé, par cent volumes que personne ne lira. On n’aura vu que son milieu, comme le dos de certains gros poissons en mer. Balzac, jusque dans ses meilleurs romans, a toujours gardé quelque chose de la bassesse et, pour ainsi dire, de la crapule de ses débuts. » Sainte-Beuve, Portraits littéraires 1844. « Si je m’interroge plus précisément sur mon gout véritable, je constate... [Lire la suite]
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06 juin 2011

Nous estimons à vice notre être

« Nous estimons à vice notre être. » écrit Montaigne au chapitre V du Livre troisième des Essais.   Quelques lignes plus bas, nous lisons :   « Quel monstrueux animal qui se fait horreur à soi-même, à qui ses plaisirs pèsent ; qui se tient à malheur ! Il y en a qui cachent leur vie et la dérobent à la vue des autres hommes ; qui évitent la santé et l’allégresse comme qualités ennemies et dommageables. Non seulement plusieurs sectes, mais plusieurs peuples maudissent leur naissance et... [Lire la suite]
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02 juin 2011

Les plaisirs purs de l'imagination ...

Au chapitre XIII du Livre troisième des Essais de Montaigne, je lis ces lignes :   « Moi qui me vante d’embrasser si curieusement les commodités de la vie, et si particulièrement, n’y trouve quand j’y regarde ainsi finement, à peu près que du vent. Mais quoi, nous sommes partout vent. Et le vent encore, plus sagement que nous, s’aime à bruire, à s’agiter, et se contente en ses propres offices, sans désirer la stabilité, la solidité, qualités non siennes. Les plaisirs purs de l’imagination, ainsi que les déplaisirs,... [Lire la suite]
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25 mai 2011

Encore l'Ecrivain et son ombre

Poursuivant la lecture de L’Ecrivain et son ombre, on trouvera, quelques pages plus loin :   « A travers leur histoire, les hommes ont aimé tour à tour les œuvres qui leur parlent de Dieu et celles qui suggèrent leur maitrise du monde ;  celles qui évoquent les présences sacrées qui dominent leur vie, qu’elles en soient l’imploration ou l’exorcisme, et celles qui célèbrent le sacre de l’homme seul ;  les œuvres qui s’accordent au langage de la connaissance et celles qui rejoignent le rêve dans ses... [Lire la suite]
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04 avril 2011

Padre Pugnaccio

Extrait du Cinquième Livre des Fantaisies de Gaspard de la Nuit,   Padre Pugnaccio, le crâne hors du capuce, montait les escaliers du dôme Saint-Pierre, entre deux dévotes enveloppées de mantilles, et l’on entendait les cloches et les anges se quereller dans la nue.   L’une des dévotes—c’était la tante—récitait un ave sur chaque grain de son rosaire ; et l’autre—c’était la nièce—lorgnait du coin de l’œil un jeune officier des gardes du pape.   Le moine marmottait à la vieille femme :--« Dotez mon... [Lire la suite]
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01 avril 2011

Poil de Carotte : le personnage

Dans son Journal, le 16 Juillet 1899, Jules Renard transcrit un dialogue qu’il aurait eu avec un certain Louis Paillard. On y trouve ceci :   --Poil de Carotte dit à chaque instant des choses audacieuses. On éprouve une gêne, non à cause des audaces, mais parce qu’il nous renseigne mal sur lui-même. On ne sait trop l’âge qu’il a. --Parce qu’il est fait de moments. Ce n’est pas un être qui se compose : c’est un être qui existe. J’aurais pu l’arranger, le tailler : je ne l’ai pas voulu. C’est un travail que vous faites... [Lire la suite]
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28 février 2011

Une citation de Jules Romains

Dans un des derniers liens que je vous ai proposés, je relève ceci : "Nous souffrons d'avoir affaire à un héros qui n'est plus qu'un prétexte (...). Il s'affiche avec ingénuité dans certains romans picaresques d'autrefois, où la personnalité du héros principal perd toute consistance, n'est que le fil ténu qui retient ensemble un collier d'histoires.Romains, Hommes bonne vol., 1932, p.XI."  
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26 février 2011

De plus en plus de picaresque

Picaresque selon CNRTL Et picaro selon le même?
11 juin 2010

Légèreté

Extrait de Leçons américaines d’Italo Calvino, traduit de l’italien par Yves Hersant, collection Folio. Cette première conférence sera consacrée à l’opposition légèreté-pesanteur, et j’argumenterai en faveur de la légèreté. Non que les arguments de la pesanteur m’apparaissent moins valables ; mon choix signifie seulement que, sur la légèreté, je crois avoir plus de choses à dire. Pendant quarante ans, j’ai écrit de la fiction, j’ai exploré diverses voies et tenté plus d’une expérience ; le moment est venu pour moi de... [Lire la suite]
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