01 juillet 2011

Une effervescence fermée

Chez Paul Edel aujourd’hui, je trouve ce commentaire de PE lui-même :             « je lève les yeux, le jardin est silencieux au soleil, d’un silence écrasant qui fait ressortir le ciel très bleu, les volets de bois gris, les marronniers, les rosiers, le lierre. Je regarde l’entassement massif de livres bourrés d’une effervescence fermée, qui peut s’ouvrir et se déployer d’un seul geste. Quoi de plus vivant et bouleversant qu’un livre? Son cœur bat.il s’écoute. Il pénètre les... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 19:03 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 octobre 2010

Un certain "De Nota"

Chez Assouline, je trouve cette contribution que j’ai beaucoup aimée et que je recopie ici sans y changer une virgule: Et quand arrive un nouveau venu! Et qu’il faut lui trouver une place dans la bibliothèque!IL y à peu, je suis rentré chez moi avec un exemplaire des “enfants du ghetto” de Zangwill,planté devant la bibliothèque, je cherchais ou le placer quand des plaintes se firent entendre: qui c ‘est çui- là?mais il est tout sale! on est déjà trop serré! encore un israelite!Et anglais de surcroit! J’ai fait la sourde... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 18:22 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , ,
15 juillet 2010

L'Esparvienne(suite)

Anatole France poursuit ainsi à propos de la bibliothèque d’Esparvieu D’autres bibliothèques contiennent plus abondamment ces reliures vénérables par l’ancienneté, illustres par la provenance, suaves par le grain et le ton de la peau, précieuses par l’art du doreur, qui a poussé les fers en filets, en dentelle, en rinceaux, en fleurons, en emblèmes, en armoiries, et qui, de leur doux éclat, charment les yeux savants ; d’autres peuvent renfermer en plus grand nombre des manuscrits ornés, par un pinceau vénitien, flamand ou... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 16:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
12 juillet 2010

L'Esparvienne

Anatole France décrit ainsi l’Esparvienne, la bibliothèque où dans La Révolte des Anges« s’accomplirent des évènements étranges » : Jaloux d’embrasser tout le cercle des connaissances humaines et désireux de donner à son génie encyclopédique un symbole concret et un appareil conforme à ses moyens pécuniaires, le baron Alexandre d’Esparvieu avait formé une bibliothèque de trois cent soixante mille volumes, tant imprimés que manuscrits, don le fond principal provenait des bénédictins de Ligugé. Par une clause spéciale... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 11:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
11 juillet 2010

Cervantes

Cervantes débute ainsi le prologue à Don Quijote de la Mancha (édition Bordas/ Classiques Garnier / Traduction de Louis Viardot) : Lecteur inoccupé, tu me croiras bien, sans exiger de serment, si je te dis que je voudrais que ce livre, comme enfant de mon intelligence, fût le plus beau, le plus élégant et le plus spirituel qui se pût imaginer ; mais, hélas ! je n’ai pu contrevenir aux lois de la nature, qui veut que chaque être engendre son semblable. Ainsi, que pouvait engendrer un esprit stérile et mal cultivé comme le mien,... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 10:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
10 juillet 2010

La vida de Lazarillo de Tormes

Ainsi débute le prologue de  La Vie de Lazarillo de Tormes (édition Flammarion ; traduction Bernard Sesé) Je trouve bon, pour ma part, que des choses si remarquables, et peut-être même jamais vues ni entendues, soient connues de beaucoup de gens et ne demeurent pas ensevelies dans le tombeau de l’oubli, car il se pourrait bien que quelque lecteur y trouve quelque chose à son goût, et que ceux-là même qui n’iraient point aussi profond, y prennent plaisir. A ce propos Pline dit « qu’il n’y a pas de livre, aussi mauvais soit-il,... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 10:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

09 juillet 2010

Montaigne et les livres, encore

Toujours au chapitre III du Livre troisième, on lit :   Si quelqu’un me dit que c’est avilir les muses de s’en servir seulement de jouet et de passe-temps, il ne sait pas, comme moi, combien vaut le plaisir, le jeu et le passe-temps. A peine que je ne die toute autre fin être ridicule. Je vis du jour à la journée ; et, parlant en révérence, ne vis que pour moi : mes desseins se terminent là. J’étudiai, jeune, pour l’ostentation ; depuis, un peu, pour m’assagir ; à cette heure pour m’ébattre ; jamais pour le quêt. Une humeur... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 09:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
08 juillet 2010

La "librairie" de Montaigne

Le texte qui suit, extrait du chapitre III du troisième livre des Essais de Montaigne, fait suite à l’extrait publié ici sous le titre Montaigne : Le commerce des livres   Chez moi, je me détourne un peu plus souvent à ma librairie, d’où tout d’une main je commande à mon ménage. Je suis sur l’entrée et vois sous moi mon jardin, ma basse-cour, ma cour, et dans la plupart des membres de ma maison. Là, je feuillette à cette heure un livre, à cette heure un autre, sans ordre et sans dessein, à pièces décousues ; tantôt je rêve,... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
07 juillet 2010

Montaigne : Le commerce des livres

Extrait de Trois commerces (Livre troisième chapitre III des Essais de Montaigne)             Celui-ci[le commerce des livres] côtoie tout mon cours et m’assiste partout. Il me console en la vieillesse et en la solitude. Il me décharge du poids d’une oisiveté ennuyeuse ; et me défait à toute heure des compagnons qui me fâchent. Il émousse les pointures de la douleur si elle n’est du tout extrême et maitresse. Pour me distraire d’une imagination importune, il n’est que de recourir aux livres ; ils... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 15:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
22 juin 2010

Colette lisant les Misérables

Alberto Manguel dans Une Histoire de la Lecture écrit ceci ( il parle de Colette) : C’est l’été. Au creux d’un lit moelleux, entourée d’oreillers de plume, sourde au grondement discontinu des voitures qui passent devant sa fenêtre sur les pavés de la rue de l’Hospice, dans le village gris de Saint-Sauveur-en-Puisaye, une fillette de huit ans lit en silence Les Misérables, de Victor Hugo. Elle ne lit pas de nombreux livres ; elle lit et relit les mêmes inlassablement. Elle porte aux Misérables un amour qu’elle qualifiera plus... [Lire la suite]
Posté par Lucien Bergeret à 08:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,