28 février 2011

Romain Gary : picaresque

Au début des années 60, dans Pour Sganarelle /  Recherche d’un personnage et d’un roman, Romain Gary écrivait :   Notons enfin un autre facteur qui détermine le retrait devant le roman : le raffinement mallarméen des sensibilités ultra-littéraires ne supporte guère la chair, les testicules, le sang, la grossièreté, la vulgarité picaresque de la vie. Disposons maintenant rapidement, avant de tenter enfin l’œuvre, de quelques-unes des méditations à la mode sur « l’impossibilité » du roman de notre... [Lire la suite]
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28 février 2011

Une citation de Jules Romains

Dans un des derniers liens que je vous ai proposés, je relève ceci : "Nous souffrons d'avoir affaire à un héros qui n'est plus qu'un prétexte (...). Il s'affiche avec ingénuité dans certains romans picaresques d'autrefois, où la personnalité du héros principal perd toute consistance, n'est que le fil ténu qui retient ensemble un collier d'histoires.Romains, Hommes bonne vol., 1932, p.XI."  
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26 février 2011

De plus en plus de picaresque

Picaresque selon CNRTL Et picaro selon le même?
25 février 2011

Et Pickwick?

Oserai-je? J'ose. Les Papiers posthumes du Picwick Club, roman picaresque ou non? Jingle? Sam?
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30 janvier 2011

"Le talent est une question de quantité" Jules Renard

Dans le Journal de Jules Renard, cet extrait de 1887, sans autre précision de date : « Le talent est une question de quantité. Le talent, ce n’est pas d’écrire une page : c’est d’en écrire 300. Il n’est pas de roman qu’une intelligence ordinaire ne puisse concevoir, pas de phrase si belle qu’elle soit qu’un débutant ne puisse construire. Reste la plume à soulever, l’action de régler sn papier, de patiemment l’emplir. Les forts n’hésitent pas. Ils s’attablent, ils sueront. Ils iront au bout. Ils épuiseront l’encre, ils useront le... [Lire la suite]
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26 janvier 2011

Romancier et personnages selon Gide

Dans Le Journal des Faux-Monnayeurs, à la date du 27 Mai 1924, Gide notait : « Le mauvais romancier construit ses personnages ; il les dirige et les fait parler. Le vrai romancier les écoute et les regarde agir ; il les entend parler dès avant que de les connaitre, et c’est d’après ce qu’il leur entend dire qu’il comprend peu à peu qui ils sont. J’ai ajouté : les regarder agir—cat, pour moi, c’est plutôt le langage que le geste qui renseigne, et je crois que je perdrais moins, perdant la vue, que perdant l’ouïe. »
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13 juillet 2010

Don Quijote

Don Quichotte dans l’édition Bordas, traduction de Louis Viardot débute ainsi : Dans une bourgade de la Manche dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n’y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier,  rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de bœuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau outre l’ordinaire, consumaient les trois-quarts de son... [Lire la suite]
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11 juillet 2010

Cervantes

Cervantes débute ainsi le prologue à Don Quijote de la Mancha (édition Bordas/ Classiques Garnier / Traduction de Louis Viardot) : Lecteur inoccupé, tu me croiras bien, sans exiger de serment, si je te dis que je voudrais que ce livre, comme enfant de mon intelligence, fût le plus beau, le plus élégant et le plus spirituel qui se pût imaginer ; mais, hélas ! je n’ai pu contrevenir aux lois de la nature, qui veut que chaque être engendre son semblable. Ainsi, que pouvait engendrer un esprit stérile et mal cultivé comme le mien,... [Lire la suite]
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06 juillet 2010

Le dimanche de la vie de Queneau

Cela commence ainsi : Il ne se doutait pas que chaque fois qu’il passait devant sa boutique, elle le regardait, la commerçante, le soldat Brû. Il marchait avec naturel, joyeusement sapé de kaki, le cheveu ce qu’on en voyait sous le képi le cheveu taillé net et quasiment lustré, les mains le long de la couture du pantalon, les mains dont l’une, la droite, se levait à intervalles irréguliers pour respecter un gradé supérieur ou pour répondre à la salutation de quelque démilitarisé. Ne soupçonnant pas qu’un œil admiratif l’épinglait... [Lire la suite]
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04 juillet 2010

Chateaubriand parle de George Sand

Peut-être les ouvrages de madame Sand doivent-ils une partie de leur effet à ce qu’ils sont d’une femme ; supposez-les le travail d’un homme, l’attrait de curiosité disparaît. Ces romans, poésie de la matière, sont nés de l’époque. Malgré sa supériorité, il est à craindre que madame Sand n’ait, par le genre même de ses écrits, rétréci le cercle de ses lecteurs.  George Sand n’appartiendra jamais à tous les âges. De deux hommes égaux en génie, dont l’un prêche l’ordre et l’autre le désordre, le premier attirera le plus grand... [Lire la suite]
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