04 décembre 2012

Queue et étagère

Je ne résiste pas à l’envie de rapprocher ce texte d’Eric Chevillard : « Il trouva en arrivant la littérature solidement campée sur ses quatre pattes, avec de belles dents, de belles moustaches, l’œil vif, une musculature puissante, mille ocelles déjà sur son pelage lustré. Il en fut un peu dépité et il allait se retirer, confus, misérable, inutile, quand il remarqua qu’il manquait tout de même à celle-ci une petite queue frétillante. » et « l’étagère » de Calvino.
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02 mai 2011

Dickens vu par Théophile Gautier

Dans un article paru dans Le Moniteur universel du 23 Avril 1866, Théophile Gautier parle de Dickens. Il oppose le « génie saxon au génie latin », aux auteurs « toujours préoccupés du plan, de la ligne, de la symétrie, de l’ordonnance et autres qualités régulières ».   « Les romans de Charles Dickens ressemblent à ces vieilles résidences anglaises dans le style usité sous la reine Elizabeth. Aucun plan ne parait avoir présidé à la construction de ces bizarres édifices dont les diverses parties... [Lire la suite]
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07 avril 2011

Jules Renard : Littérature fantastique

Le 25 Février 1894, Jules Renard notait dans son journal :   « Il faudrait distinguer le fantastique précis, analytique, géométrique, justifié de Poe, du fantastique de ceux qui imitent en lui ce qu’il y a de moins bon, de cette terreur qui consiste(Lorrain) à voir des pieds nus sous les portes, des rideaux écartés par une main, et des mains de femme fraichement coupées sur le marchepied d’un wagon, et à voir(Schowb) des gens dans un brouillard de Londres, qui collent aux passants un masque de poix, et les étouffent... [Lire la suite]
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12 août 2010

Emprunts à Eric Chevillard

En farfouillant dans les dossiers informatiques de Lucien, je trouve, dans un fichier intitulé Pompé sur l’autofictif, une sorte d’anthologie que voici : Lundi  28 Décembre 2009 Lorsque l’on sait le peu d’intérêt que nos contemporains, pour ne rien dire de nos frustes ancêtres et sans parler de nos pâles descendants, portent à la littérature, la prétention de l’écrivain à l’universalité semble soudain assez risible. Il est ce chanteur qui pénètre sur la scène d’une salle minuscule en lançant à pleine... [Lire la suite]
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